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| Parlé en | ||||
| Région | Europe | |||
| Nombre de locuteurs | inconnu | |||
| Typologie | SOV [1] Flexionnelle |
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| Classification par famille | ||||
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- Langues indo-européennes (Dérivée de la classification SIL)
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| Statut officiel et codes de langue | ||||
| Officielle en |
Vatican | |||
| ISO 639-1 | la | |||
| ISO 639-2 | lat | |||
| ISO 639-3 | (en) lat |
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étendue : I (langue individuelle) |
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| SIL | LTN | |||
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Article premier de la Déclaration des Droits de l'Homme (voir le texte en français) |
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| Voir aussi : langue, liste de langues, code couleur | ||||
Le latin est une langue italique de la famille des langues indo-européennes, langue-mère des langues romanes. Si ce n'est plus une langue vernaculaire depuis longtemps, elle continue d'être utilisée et développée comme langue écrite dans certains contextes (liés au Catholicisme, principalement). Langue flexionnelle, elle comporte sept cas pour deux nombres et trois genres. Munie d'un alphabet propre de 24 lettres, elle possède 6 voyelles et 18 consonnes. Son lexique, d'origine indo-européenne, comporte de nombreux emprunt au grec.
Utilisé par les Romains à partir du début du Ier millénaire av. J.-C., le latin acquiert une importance de plus en plus grande avec l'expansion de l'État romain du IIe siècle av. J.-C. au IIe siècle. Langue officielle de l'Empire elle se répand dans la majeure partie de l'Europe, de l'Afrique du Nord et de l'Asie mineure. Lors de la chute de l'Empire d'Occident au Ve siècle, les envahisseurs adoptent le mode de pensée romaine et la langue latine afin d'asseoir leur légitimité. Le latin n'est pourtant plus dès cette époque une langue vernaculaire. Tout au long du Haut Moyen-Âge, le latin reste la langue des actes officiels, de la diplomatie, de la liturgie et de la littérature. Durant la suite du Moyen-Âge, les langues locales s'affirment au plan littéraire et intérieur mais le latin reste influent aux plans diplomatique, juridique, scientifique et philosophique (théologie) ; de plus, de nombreuses langues vernaculaires en dérivent (les langues romanes) et de nombreux mots des langues non romanes (comme l'anglais ou le gothique) lui empruntent du vocabulaire. Il est réformé vers 800 et au XIe siècle sur le modèle du latin classique afin d'éviter une dérive vers les langues vernaculaires.
À la Renaissance, la fonction scientifique et philosophique de la langue commence à décliner (Descartes écrit en français et en latin, Hobbes seulement en anglais), tout comme sa fonction diplomatique. Le latin reste avant tout présent comme langue liturgique et officielle de l'Église catholique (textes doctrinaux ou disciplinaires, droit, etc.). Au XIXe siècle, le latin reste une langue privilégiée dans l'enseignement ouest-européen (heures de cours, rédaction des thèses) mais n'est guère plus utilisé que par les commentateurs et éditeurs de textes antiques. Au XXe siècle, c'est avant tout une langue de culture, qui ne reste pratiquée guère plus que dans l'Église (c'est l'une des quatre langues officielles de l'État du Vatican, et partiellement langue d'enseignement dans les universités pontificales romaines) où seuls certains cardinaux et théologiens le parlent réellement. Quelques personnes le pratiquent encore couramment, c'est le « latin vivant ».
Sommaire |
modifier Classification
Le latin est une langue indo-européenne appartenant au groupe italique, même si cette appartenance a été contestée par certains linguistes. Plus précisément, on classe le latin parmi les langues italo-falisques.
modifier Répartition géographique
modifier Statut officiel
Le latin est toujours aujourd'hui la langue officielle de l'Église catholique. La langue officielle du Vatican est quant à elle le français avec, de facto, l'italien.
modifier Langues dérivées
Les langues romanes (principalement l'espagnol, le français, le portugais, l'italien, le roumain et le romanche) sont dérivées du latin. L'interlingua est une synthèse de ces langues romanes. Ses partisans mettent en avant son identité latine et son vocabulaire directement accessible par les 900 millions de locuteurs romans. A ne pas confondre avec le « latin contemporain » (encore appelé le « latin vivant ») : il ne s'agit pas là d'une nouvelle langue, mais de promouvoir le latin classique comme une véritable langue moderne grâce aux ajouts de vocabulaire.
modifier Écriture
Les Romains sont les créateurs de l'alphabet latin, qui comportait, à l'époque classique, les lettres suivantes :
| A | B | C | D | E | F | G | H | I | K | L | M | N | O | P | Q(V) | R | S | T | V | X | Y | Z |
| a | b | c | d | e | f | g | h | i | k | l | m | n | o | p | q(u) | r | s | t | u | x | y | z |
| a | b | k | d | e | f | g | h | i ou j | k | l | m | n | o | p | kʷ | r | s | t | u ou w | [ks] | y | [zz] |
Les lettres K, Y et Z sont rares. Y et Z ont été ajoutées pour transcrire les mots grecs et K était initialement utilisé pour C devant A et les consonnes, mais a progressivement été éliminé.
modifier Prononciation
modifier Prononciation ancienne restituée
On connaît avec précision la prononciation du latin classique, grâce aux nombreux témoignages laissés par les auteurs latins et au moyen de la méthode comparatiste. L'une des modifications les plus importantes depuis l'indo-européen est le rhotacisme (passage de s à r dans certaines conditions ; principalement entre voyelles). La prononciation d'une langue n'étant pas figée, tant que le latin a été parlé, ses phonèmes ont évolué. Les évolutions les plus flagrantes ont été :
- æ (diphtongue) : initialement [ae̯] puis ɛː (à partir du IIe siècle av. J.-C.) ;
- au (diphtongue) : [au̯] ; cette diphtongue, hormis dans certaines prononciations dialectales, s'est conservée tout au long du latin ;
- c : k (toujours dur) ; dans les inscriptions archaïques (et dans les prénoms Caius et Cnaeus), c pouvait servir à noter g ;
- ch : kʰ (aspiré, comme en grec ancien) ;
- g : g (toujours dur) ;
- h : initialement h (comme en anglais ou en allemand) puis très rapidement simple légère aspiration (dès les premiers textes littéraires) ;
- i : note à la fois la voyelle i, longue ou brève, et la spirante j ([jj] entre deux voyelles) ; dans les éditions scolaires, quand i vaut j, il est souvent écrit j, distinction que les Romains ne pratiquaient pas (pour cause : la lettre j n'est apparue que bien après) : ils écrivaient I en toute position ;
- m : m ; très rapidement muet en fin de mot (avec vraisemblablement une nasalisation de la voyelle précédente ; ce traitement est survenu avant la période littéraire) ;
- œ (diphtongue) : [oe̯] puis eː (à partir du IIe siècle) ;
- ph: pʰ (aspiré ; emprunté du grec ancien) ;
- qu : kʷ ;
- r : r (roulé) ;
- s : toujours s ; le latin ne connaissait pas le son z, remplacé par r (rhotacisme) ;
- th : tʰ (aspiré ; emprunté du grec ancien) ;
- u : note à la fois la voyelle u et la spirante w ; la distinction entre u et v en minuscules est relativement récente et ne s'emploie que dans les éditions scolaires. Les Romains écrivaient V en toute position ;
- y : u (emprunté au grec ancien mais le latin prononce [u] et non [y] ; par exemple Ganymedis se lit « Ganoumédis ») ;
- z : [zz] (long ; emprunté au grec).
Chaque voyelle (a, e, i, o, u, y) peut être brève ou longue (distinguées par le diacritique ˘ ou ¯). Le latin antique était une langue à accent de hauteur aussi dotée d'un accent d'intensité secondaire.
Le latin enseigné actuellement en France correspond à cette prononciation restituée au Ier siècle av. J.-C.
modifier Prononciation ecclésiastique
Une prononciation moderne du latin est celle du « latin ecclésiastique », ou « latin d'église », qui est assez proche de l'italien, avec quelques exceptions. Cette prononciation du latin est celle définie par Érasme dans son De recta Latini Graecique Sermonis Pronunciatione écrit en 1528.
- h généralement ignoré ;
- c se prononce t͡ʃ devant les diphtongues œ e æ ;
- x se prononce [ks] ; ex : (ex, [ɛks] ; de) ;
- le digramme ph se prononce [f] (philosophia [filosofia]) ;
- ti se prononce [tsi] : « ratio » (« la raison »), en latin class. [ratio], en latin eccl. [ratsio]) ;
- gl est toujours prononcé [gl], comme en français glisser.
- æ et œ, donnent [e] ; ex : (cælum, class. [kælum] ; eccl. [tʃelum] ; le ciel).
modifier Grammaire
modifier Morphologie
La morphologie du latin est celle d'une langue hautement flexionnelle.
modifier Système nominal
On compte dans le système nominal autant les noms que les adjectifs, qui suivent des flexions proches, sinon similaires. La flexion nominale comporte :
- deux nombres comme en français : singulier et pluriel ;
- trois genres : masculin, féminin et neutre (rare en français, conservé seulement dans les pronoms « quoi », « que », « cela », « ça ») ;
- cinq types de déclinaisons 1 pour le nom. Ces cinq types, que tous les livres de grammaire latine distinguent classiquement, ne sont en fait que des catégories qui elles-mêmes se subdivisent en différents sous-catégories avec pour chacune un tableau de déclinaisons associé. Ainsi, dans la 3e déclinaison, on distingue les thèmes consonantiques (leo, leonis, m., « le lion » a pour thème leon-) des thèmes en -i (ciuis, -is, m., « le citoyen » a pour thème ciui-), etc. ; en outre, pour les 3 premières déclinaisons, il existe des variantes pour les noms d'origine grecque. La déclinaison offrant le plus d'irrégularités est de loin la 3e déclinaison (rete, -is, n., « le filet, le piège » ; os, ossis, n., « le visage » ; securis, -is, f. « la hache », etc.). Quelques noms, typiquement d'origine étrangère, sont indéclinables ou ont une déclinaison qui leur est propre, comme « Iesus » ;
- deux classes d'adjectifs : la première correspond aux deux premières déclinaisons du nom, la seconde à la troisième déclinaison du nom. La classe offrant le plus d'irrégularités est la 2e classe. Certains adjectifs tels « nequam », « frugi » sont indéclinables ;
- trois degrés de l'adjectif : positif, comparatif (de supériorité, ainsi qu'à valeur intensive ou excessive) et superlatif (à valeur à la fois relative et absolue), marqués par des suffixes. Il des exceptions pour certains adjectifs courants, comme « bonus », « bon » qui donne « melior » au comparatif et « optimus » au superlatif.
- sept cas : nominatif, vocatif, accusatif, génitif, datif, ablatif, locatif. Ces six premiers cas existent pour la quasi-totalité des noms à quelques noms défectifs près tels « uicis » (« tour, retour ») ; quant au locatif, il est limité aux noms propres de villes et de petites îles des deux premières déclinaisons (« Romae » : « À Rome ») et à quelques noms communs isolés tels que « domi » (« à la maison »), « uesperi » (« le soir »).
modifier Pronoms personnels
modifier Lexique
modifier Lexique hérité, lexique emprunté
Comme toute langue indo-européenne, le latin possède un grand nombre de termes hérités du lexique indo-européen commun. Ainsi, à agnus, « agneau », correspondent le vieux slave agnę, le russe ягнёнок yagnyonok, le grec ancien ἀμνός amnós, le breton oan, etc.
Quant aux emprunts, ils se font aux langues locales, l'étrusque – pour des mots comme kalendæ, « calendes » (d'où calendrier), ou uerna, « esclave né à la maison » (d'où vernaculaire) – dans le lexique courant et religieux, l'osque, l'ombrien, voire d'autres langues méditerranéennes plus éloignées. C'est surtout le grec ancien qui a fourni, tout au long de l'histoire de la langue latine, le plus d'emprunts, dans tous les domaines de la vie.
modifier Évolution du lexique latin vers le lexique français
Un mot latin peut avoir engendré un mot français qui est son direct descendant ; c'est le cas pour ala, « aile », qui devient aile, amare / aimer, barba / barbe, carpa / carpe, etc.
Dans d'autres cas, la situation n'est pas si simple et le mot a évolué d'une manière moins linéaire : aqua, « eau », donne eau mais après une autre évolution phonétique, le même étymon aqua a donné le doublet ève, encore présent dans le doublet populaire évier de aquarium. Fagus, « hêtre », se voit évincé par un mot germanique et crus, « jambe », ne se retrouve qu'indirectement dans crural.
modifier Exemples
| Mot | Traduction | Etymologie | Prononciation restituée (API) |
|---|---|---|---|
| terre | terra | idem | tera |
| ciel | cælum | idem | kaelum |
| soleil | sol | soliculus, « petit soleil » | solikulus |
| eau | aqua | ève forme intermédiaire | akua |
| feu | ignis | focus, « foyer » | fokus |
| homme | homo | idem | omo |
| femme | femina | idem | femina |
| manger | edere | manducare | edɛre |
| boire | bibere | idem | bibere |
| grand | magnus | grandis | magnus |
| petit | paruus | putitus, « petiot » | putitus |
| nuit | nox | idem | noks |
| jour | dies | diurnus, « du jour » | diés |
modifier Annexes
modifier Voir aussi
- Déclinaisons et Conjugaisons latines
- Liste des pronoms en latin
- Étymologie latine
- Expression latine et Liste des proverbes latins
- Ablatif absolu
- Liste des noms latins des villes européennes
- Liste des noms latins des villes françaises
- Racines latines
modifier Liens externes
- Catégorie latin de l’annuaire dmoz
- DicFro- Dictionnaire latin-français Gaffiot.
- COL, sur le site d'An Drouizig- Correcteur Orthographique Latin, pour Microsoft Office et OpenOffice.org 2.x et 3.0
modifier Notes et références
Notes
Références
- ↑ Traditionnellement, on dit simplement « déclinaisons » pour « types de déclinaisons »
| L'histoire du latin | |||||
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| —75 av. J.-C. | 75 av.J.-C. – Ier siècle | IIe – VIIIe siècle | IXe – XVe siècle | XVe – XVIIe siècle | XVIIe – aujourd’hui |
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